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Bioénergie pour des Pme au Sahel/Un financement de l’Ue et de l’Afd pour valoriser les résidus agricoles

Par Franck Tagouya

Ce projet permettra à des Petites et moyennes entreprises (Pme), du Burkina Faso et du Sénégal, pays-pilotes, d’utiliser leurs résidus agricoles pour s’approvisionner en énergie.
L’Union européenne (Ue) et l’Agence française pour le développement(Afd) vont financer, d’un montant de 11 millions d’Euros et ce, pendant cinq ans, de 2020 à 2025, un projet de production de bioénergie, baptisé Biostar. C’est Joël Blin, chercheur en bioénergies au Cirad, qui l’a annoncé dans un entretien avec commodafrica.com publié le 26 mars 2020. Biostar est coordonné par le Cirad et neuf autres partenaires, dans le cadre du programme Development smart innovation through research in agriculture (Desira) de l’Ue, dédié au Sahel. Ce projet permettra à des Petites et moyennes entreprises (Pme), du Burkina Faso et du Sénégal, pays-pilotes, d’utiliser leurs résidus agricoles pour s’approvisionner en énergie. Ce sont les coques des noix de cajou, de karité, de gousses d’arachide, de noyaux de mangue ou de balle de riz.

Biostar vient combler, selon Joël Blin, le besoin d’un accès à l’énergie en zone rurale pour les industries de transformation alimentaire. Il a expliqué que ces Pme font constamment face à des problèmes d’accès à l’énergie en Afrique de l’ouest. Ce qui les contraignent à migrer vers les zones urbaines. Mais cette migration ne résout pourtant pas leurs problèmes, vu que l’énergie reste leur poste financier le plus important. En même temps, ces pme produisent des déchets qu’elles ont énormément du mal à gérer en zone urbaine. Avec le projet Biostar, elles pourront redonner de la valeur à ces résidus en alimentant les unités de transformation en énergie. Aussi, ne seront-elles plus obligées de migrer vers les villes, mais resteront à proximité des plantations. Elles pourront ainsi économiser en transport et éviter les pertes post récoltes. Ce qui pourra créer des activités en zone rurale au profit des habitants.
Les filières concernées sont celles qui génèrent de grandes quantités de résidus non valorisés et avec des difficultés de gestion. Ce sont celles du cajou, du riz, de l’arachide, de la karité et de la mangue. Avec ces filières, les différents acteurs qui devront bénéficier de ce projet, seront identifiés. Joël Blin a rassuré que la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger seront impliqués dès le démarrage.

Franck TAGOUYA

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