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Filière hévéa : des facilités fiscales et douanières spécifiques pour inciter les opérateurs à investir davantage

Par Franck Tagouya
La filière Hévéa en Côte d'Ivoire connait d'énormes problèmes.

L’Etat ivoirien a signé, le 16 juin 2020, à la Primature, une convention avec les entreprises de transformation des matières première. Par laquelle, elle offre aux 12 entreprises signataires, des facilités fiscales et douanières spécifiques pour les inciter à investir davantage. Il s’agit d’un montant de 56,5 milliards F CFA, destiné à la création et au développement d’activités liées à la transformation de l’hévéa. L’ordonnance N° 2019-826 du 9 octobre 2019, en effet, a institué des mesures fiscales incitatives spécifiques aux investissements réalisés dans le secteur de la transformation de l’hévéa. Le Conseil hévéa, palmier à huile et le Cepici sont chargés de coordonner et suivre la mise en œuvre de ladite convention.
Au niveau de la transformation, ce sont 461 120 tonnes (2019-2023), qui devront être absorbées, d’ici 2023. Ce sera alors plus de 50% des capacités d’usinage installées et permettra à ces producteurs d’améliorer leurs revenus.

En outre, cet accroissement de la production devra offrir l’occasion de transformer la totalité de la production de caoutchouc naturel à l’horizon 2021 et parvenir à la 2e transformation. Et va booster, espère-t-on, la valeur ajoutée. Ce sera un soulagement pour la filière hévéa qui souffre de l’insuffisance des capacités de transformation locale tant pour la première que la deuxième transformation. La crise de la covid-19 a exposé encore plus, les difficultés quand plusieurs usines dans le monde entier ont fermé et que les exportateurs n’avaient plus de commande. Outre, le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, Premier ministre par intérim, qui présidait cette cérémonie, on notait la présence de cinq autres ministres.

Ce sont Souleymane Diarrassouba du Commerce et de l’Industrie, Kobenan Kouassi Adjoumani de l’Agriculture et du Développement rural, Adama Coulibaly de l’Economie et des Finances, Moussa Sanogo, ministre auprès du Premier ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat et Emmanuel Esmel Essis, celui auprès du Premier ministre, chargé de la Promotion de l’Investissement Privé. Pour le Chef du gouvernement par intérim, cette signature de convention marque un tournant décisif dans le processus d’industrialisation de cette filière. Il a donc encouragé les industriels à remplir leurs obligations, car ‘’l’Etat a déjà fait sa part’’. Ce sera ainsi 1 819 emplois potentiels, dont 1 610 permanents et 209 occasionnels qui seront créés.

Franck Tagouya
Source : gouv.ci

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