Accueil Environnement La réélection de Trump pourrait retarder de dix ans, la lutte contre le changement climatique

La réélection de Trump pourrait retarder de dix ans, la lutte contre le changement climatique

Par La rédaction
La réélection de Trump et ses effets sur les problèmes environnementaux.

Si Donald Trump était réélu à la tête des Etats-Unis en novembre prochain, cela acterait la sortie du pays de l’Accord de Paris, avec des effets dévastateurs dans la lutte contre le changement climatique. Selon une note de Carbon Brief, qui cite une étude publiée dans la revue Environmental Science and Policy, ce second mandat pourrait en effet « retarder la baisse mondiale des émissions de CO2 de dix ans ». En cause, une stabilisation des émissions de CO2 de l’un des plus gros pollueurs de la planète alors que celles-ci devraient être orientées à la baisse. Pour la compenser, les autres pays devraient augmenter leur engagement d’un point de pourcentage pour chaque mandat Trump. Or, le manque d’ambition des États-Unis risque, au contraire, de provoquer un effet d’entraînement parmi les États les plus récalcitrants à se mobiliser.

Selon les experts, la possibilité de contenir la hausse des températures mondiales sous les 2 °C serait dès lors « proche de zéro ». Ils affirment avoir modélisé les effets indirects du retrait des Etats-Unis sur le processus de coopération de l’Accord de Paris. « La nouveauté [de notre étude] est qu’elle essaie de quantifier les émissions d’autres pays en fonction des effets politiques du retrait américain » explique le Dr Håkon Sælen, l’auteur principal. Le modèle a exécuté plus d’un million de scénarii basés sur différents paramètres tels que l’augmentation ou non de l’ambition, l’influence des autres pays ou encore la confiance dans le système de Paris.

Les résultats concluent qu’avec deux mandats Trump, les chances de rester sous la barre des 2°C sont de 0,1 %, contre 0,3 % pour un seul mandat. Mais, même si les Etats-Unis étaient restés dans l’Accord de Paris, la modélisation suggère que seulement un maximum de 0,64% des scénarii se situeraient dans la limite des 2°C. « En effet, les objectifs de l’Accord de Paris seraient hors de portée même sans retrait américain. Néanmoins, celui-ci réduirait encore les chances de les atteindre » expliquent les auteurs. Des scientifiques non impliqués dans l’étude estiment cependant que des facteurs cruciaux, telle que la politique intérieure, ont été exclus de l’étude. Ils mettent en avant l’engagement à l’Accord de Paris des villes, des Etats et des comtés américains, qui « représentent les deux tiers de l’économie américaine ». Cela suggère que « les pires scénarii dans ce document peuvent ne pas se matérialiser », explique Kelly Levin du World Resources Institute.

Source : novethic.fr

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