Accueil Société Le gouvernement ivoirien reconnait enfin que l’orpaillage clandestin est un danger

Le gouvernement ivoirien reconnait enfin que l’orpaillage clandestin est un danger

Par Jean Michael
L’orpaillage clandestin continue de détruire les forêts ivoiriennes.

Le Conseil des ministres du mercredi 9 septembre 2020, tenu à Bongouanou, dans la Région du Moronou (centre-est du pays), dans le cadre d’une visite dite d’Etat du Président ivoirien, Alassane Ouattara, a entendu une communication du Préfet de la Région du Moronou, Préfet du département de Bongouanou, qui a mis en exergue les potentialités naturelles et socio-économiques de la Région du Moronou, tout en soulignant les contraintes qui méritent d’être surmontées pour son développement. Défavorisée par son ancien rattachement à Dimbokro, la nouvelle Région du Moronou, créée en 2012 par le Président Alassane Ouattara, et comptant une population estimée à 352 616 habitants, a de grands besoins de mise à niveau nonobstant ce qui a déjà été fait depuis 2011 pour son développement.

Bien que son économie repose principalement sur l’agriculture, la Région du Moronou est pour l’heure la seule région de la Côte d’Ivoire productrice de la bauxite. En outre, elle compte plusieurs sociétés d’exploitation de l’or. Malheureusement, la région, et singulièrement le département de Bongouanou, est confrontée au phénomène d’orpaillage clandestin qui constitue un danger. Aussi, dans le cadre de la lutte contre ce phénomène, il est prévu l’ouverture d’un atelier école et la création d’un Comité de développement minier local. Le Conseil a noté avec un grand intérêt ces préoccupations et s’est engagé à y apporter les réponses appropriées, afin d’améliorer davantage la qualité de vie des populations.
On se rappelle que le 1er à décrier le phénomène d’orpaillage clandestin fait par des ressortissants de pays voisins de la Côte d’Ivoire et armés, Henri Konan Bédié, l’ancien Président de la République et président du Pdci-Rda, avait été brocardé par le gouvernement à travers son porte-parole, Sidi Tiémoko Touré, ministre de la Communication et des médias.

Menaçant même de le jeter en prison parce que stigmatisant, selon lui, les étrangers et le traitant d’ivoiritaire. En ‘’visite d’Etat’’ dans la Région du Moronou, depuis le 9 septembre, Alassane Ouattara, le candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), reconnait, à un peu moins de deux mois de l’élection présidentielle, le danger que constitue l’orpaillage pour les populations ivoiriennes qui n’ont fait que le dénoncer depuis, sans que le gouvernement ne lève le petit doigt. Ce qui a fait dire à certains que ces étrangers armés sont au service du pouvoir pour l’aider à conserver le pouvoir d’Etat. Surtout que le 3è mandat du candidat de ce parti fait déjà une vingtaine de morts pour de simples marches de protestations contre ce mandat que certains estiment de trop.

Jean Michael

Source : Conseil des ministres du 9/9/2020

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