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Le Mali veut faire de l’accès à l’insuline une priorité nationale

Par Franck Tagouya
le Mali souhaite faire de l’accès à l’insuline, une priorité nationale, surtout pour les enfants et jeunes adultes

Dans une vidéo publiée le 17 juin 2020 sur YouTube, le ministre malien de la Santé et des Affaires sociales, Michel Sidibé, a dévoilé l’engagement du gouvernement malien en faveur des diabétiques. Il a déclaré que le Mali souhaite faire de l’accès à l’insuline, une priorité nationale. Surtout pour les enfants et jeunes adultes qui souffrent de diabète de type 1 et doivent s’injecter tous les jours de l’insuline pour survivre. Pour eux, il prend l’engagement de faire en sorte que l’insuline soit couverte par le régime d’Assurance maladie universelle. Il a dit qu’il veillera à ce que les enfants et les jeunes adultes atteints de diabète de type 1, bénéficient d’un régime de protection et d’une prise en charge gratuite.


Dans la même vidéo, le Directeur général de l’Ong Santé Diabète, Stéphane Besançon, a déclaré que l’accès à l’insuline rencontre aujourd’hui énormément de problèmes ; principalement à cause du coût de l’insuline qui est trop chère pour la majorité des patients dans le monde. Selon lui, cette cherté n’est pas un problème spécifique aux pays du Sud, mais aussi les pays développés qui rencontrent la même difficulté. Le pays où l’accès est beaucoup plus problématique, ce sont les Etats-Unis d’Amérique. Là-bas, un mois de traitement peut coûter 2500, 3000 ou 3500 dollars par patient. Ce qui est quasiment inaccessible, inabordable. Cette situation est entraînée par le fait que ce sont trois énormes compagnies qui ont le monopole et la concurrence est très faible.

L’enjeu aujourd’hui est d’avoir une insuline de qualité à un prix beaucoup plus faible pour que l’ensemble des patients qui en ont besoin dans les différents pays, puissent avoir accès à ce médicament vital. Puisque les patients ont besoin de se l’injecter tous les jours. Autrement, ils vont mourir, ajoutent-ils. Une telle politique, si elle est exécutée, pourra soulager les diabétiques du Mali et faire tache d’huile pour les autres pays. Notamment la Côte d’Ivoire où on dénombre aujourd’hui aussi des enfants et des jeunes. C’est encore pire pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale et ne bénéficiant pas de prise en charge. Ces derniers doivent dépenser 65 000 fcfa au moins, par séance de dialyse en Côte d’Ivoire. Alors qu’il leur faut au moins 2 séances par semaine.


Franck Tagouya

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