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Ressources en eau/Les menaces qui planent sur la Côte d’Ivoire

Par Admin

Le rythme de déforestation oscille entre 150 et 200 000 ha par an, à cause de l’exploitation mal maitrisée des forêts pour satisfaire les besoins en bois, l’urbanisation, l’exploitation minière illégale…

Le ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, a dévoilé dans le message du gouvernement marquant la journée mondiale de l’eau, le 21 mars dernier, la menace qui plane sur la Côte d’Ivoire en matière de ressources en eau. Les eaux de surface et celles souterraines pourraient être réduites. Au niveau des eaux de surface, les écoulements moyens annuels des fleuves Sassandra, Bandama et Comoé baisseraient de 5 à 20%. Quant au fleuve Cavally, ce serait de 2 à 10%. En ce qui concerne les eaux souterraines, des études ont détecté une baisse de 7,4 à 13,7% déjà à partir de 2031-2040. Puis à l’horizon 2049-2100, la baisse pourrait atteindre 49,3%. Ce qui a amené le ministre des Eaux et Forêts à émettre l’hypothèse d’une réduction de moitié sur la majorité des bassins versants vers la fin du 21e siècle, à cause des effets du changement climatique ; lequel changement climatique est une des raisons indirectes de la déforestation, évaluée, elle, à 13 millions d’hectares annuellement au plan mondial par la Fao. Cette disparition de la forêt est responsable de 12 à 20 % des émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.

Faisant l’état des lieux des ressources forestières et faunique lors d’une émission de la télévision publique nationale Rti 1, « Rti Reçoit », du 4 juin 2019, Alain Richard Donwahi avait soutenu que le rythme de déforestation oscillait entre 150 et 200 000 ha par an, à cause d’une agriculture extensive, l’exploitation mal maitrisée des forêts pour satisfaire les besoins en bois, l’urbanisation et l’exploitation minière illégale. Sans oublier le fait que l’Etat ne parvenait toujours pas à faire respecter les textes règlementaires relatifs à la protection de la forêt. Le taux de couverture étant de 11%, en dessous de la norme qui est de 20%.  Conscient de la menace, l’Etat ivoirien, à en croire le ministre des Eaux et forêts, fait des efforts pour reboiser 300 000 ha par an dans l’espoir d’atteindre les 20% en 2030. Mais il faut que les populations jouent leur partition pour renverser la tendance. Au niveau des ressources en eau, l’Etat fait la promotion des outils modernes en matière de gestion durable et renforce parallèlement le système de prévention hydrologique et d’alertes précoces. Il apparait aussi nécessaire de faire la promotion du potentiel des ressources en eau disponibles et exploitables pour tous les secteurs d’activité.

                                                                                                   Franck TAGOUYA

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